©
réalisation: www.webetclic.com
Vous
souhaitez un logement à plusieurs, transmettre un bien immobilier ou
acquérir des locaux pour votre entreprise ?
La Société Civile Immobilière (S.C.I.) peut vous permettre
de réaliser vos projets. Mais attention, apparemment simple dans sa constitution,
cette " société" est plus complexe qu'il n'y paraît.
D'où la nécessité de bien en connaître son fonctionnement
si vous ne voulez pas vous brûler les ailes .
Des
associés :
Pour constituer une S.C.I., il suffit que vous soyez au moins deux. Libre à
vous de choisir ensuite qui bon vous semble. En effet, rien n'interdit à
deux concubins, deux époux, un couple et ses enfants, des frères
et soeurs, voire des amis de s'associer.
Un objet :
Une société ne saurait exister sans un "objet" déterminant
précisément le secteur d'activité fixé par les associés.
Par définition une S.C.I. ne peut avoir qu'un objet civil : acquérir
et posséder un (ou plusieurs) bien(s) immobilier(s). Elle ne peut donc
pas acheter pour revendre (sauf cas exceptionnel) ou opérer des transactions
...
Des apports :
Chaque associé doit faire un apport dont la valeur n'est pas obligatoirement
égale. Il peut s'agir d'une somme d'argent, d'un bien immobilier (en
totalité ou en partie), de meubles, de matériel ...L'ensemble
des apports constituent le capital social de la société. Chaque
associer reçoit en retour un certain nombre de parts sociales correspondant
à la valeur de son apport.
A
savoir :
L'apport d'un bien à une S.C.I. est fiscalement assimilé à
une vente et déclenche le mécanisme de taxations des plus-values.
La plus-value imposable résulte de la différence entre la valeur
des parts et le prix d'achat du bien apporté ou sa valeur vénale
s'il a été reçu par succession ou donation.
Participation aux résultats :
Tous les associés participent aux résultats de la S.C.I. , qu'ils
soient bons ... ou mauvais. Vis à vis des créanciers, les associés
sont responsables des dettes de la société sur tous leurs biens
à proportion de leurs parts dans le capital social. Un créancier
peut donc se retourner contre les associés après avoir engagé
une procédure infructueuse contre la S.C.I.

Ils
sont le "moteur de la S.C.I. C'est en quelque sorte son" règlement".
Obligatoirement établis par écrit, ils peuvent êtres rédigés
par actes "sous seing-privé", c'est-à-dire uniquement
entre les associés, sans le concours d'un notaire. Ce sera cependant
à vos risques et périls ! En effet, compte tenu de la complexité
des formalités de constitution et de la rédaction des statuts,
mieux vos recourir aux services d'un notaire et établir un acte notarié.
Les conseils du notaire sont d'ailleurs indispensables lorsqu'il y a apport
d'immeuble ou présence des deux époux dans la S.C.I.
Les
ingrédients:
Les
statuts:
S.C.I.
ou indivision ?
La
S.C.I. permet d'éviter ces écueils. Tout d'abord, contrairement
à l'indivision, c'est la règle de la majorité qui joue.
Ensuite, un associé aura beaucoup de mal à sortir sans l'accord
des autres, le cadre de gestion de la S.C.I. prévoyant que les associés
ne peuvent se retirer que "pour motifs justes" (article 1869 du code
civil).
Cependant, rien n'empêche les associés de prévoir dans les
statuts des facultés de retrait et de cession de parts.
La
S.C.I. peut s'avérer très utile pour des concubins qui souhaitent
réaliser un projet immobilier et, au-delà, assurer au survivant
la possibilité de garder le logement sans être inquiété
par les héritiers du défunt. Si deux concubins optent pour cette
formule, c'est la S.C.I. qui achètera le bien grâce aux fonds apportés
par chacun. Ils seront alors associés et seront titulaires de parts sociales
proportionnelles à leur apport. Le bien acheté appartiendra à
la société. Au décès d'un des concubins, à
défaut de don ou legs en faveur du survivant, ses parts tomberont dans
la succession et ce sont ses héritiers qui en bénéficieront.
En revanche, les héritiers ne pourront pas contraindre le concubin survivant
à dissoudre la société et à vendre l'immeuble dès
lors qu'il possède la moitié des parts.
S.C.I.
et transmission de patrimoine:
S.C.I.
et achat de sa résidence principale:
S.C.I.
et entreprise:
La
S.C.I. peut être utile pour transmettre un patrimoine immobilier dont
on est déjà propriétaire ou dont l'acquisition se fait
après la constitution de la S.C.I.
Il est possible de procéder à une donation de parts de cette société
à ses enfants. Cette opération présente des avantages fiscaux
dans la mesure ou les droits de donation sont calculés sur la valeur
vénale des parts. Par ailleurs, pour fixer la valeur des parts données,
on prend la valeur de l'immeuble moins les dettes. Les droits de succession
sont donc calculés sur l'actif net de la société. Mais
attention : ce type d'opération est surveillé par le fisc, toujours
prêt a y voir un abus de droit c'est-à-dire la seule recherche
d'un intérêt fiscal. Les services d'un notaire vous éviteront
tout problème.
Commerçant,
artisan, professionnel libéral ont parfois intérêt à
recourir à la S.C.I. pour acquérir ou édifier des locaux
professionnels qu'ils loueront ensuite à l'entreprise exploitante ou
au professionnel. En dissociant le patrimoine professionnel et privé,
la S.C.I. présente plusieurs avantages :
- les biens sociaux sont à l'abri des poursuites des créanciers
de l'un ou l'autre des asociés. Seules les parts sociales de l'associé
défaillant peuvent être saisies et non les immeubles sociaux.
- les loyers sont déductibles des bénéfices de l'entreprise
ou du professionnel locataire.
- l'entrepreneur peut facilement partager ses biens entre ses enfants en attribuant
l'entreprise au plus apte à continuer l'activité et en donnant
des parts de S.C.I. aux autres.


Exemple
: Antoine et ses 3 frères rêvent depuis longtemps d'acheter une
maison au bord de la mer pour y passer les vacances. Ils hésitent entre
l'indivision et la S.C.I.
Certains aspects de la S.C.I. peuvent faire penser à l'indivision . Dans
un cas comme dans l'autre, il s'agit d'un moyen de détenir un patrimoine
immobilier à plusieurs.
L'indivision, présente des difficultés d'application puiqu'en
principe tous les actes importants (travaux, location, ...) doivent être
décidés à l'unanimité. D'où le risque de
blocage en cas de conflit entre indivisaires. Par exemple si l'un d'eux refuse
de donner le bien en location, il faut recourir au tribunal. D'autre part selon
l'article 815 du code civil, "nul n'est censé rester dans l'indivision
et le partage peut toujours être provoqué". Chacun des indivisaires
peut donc à tout moment demander la vente de l'immeuble aux enchères
devant le tribunal. Pour pallier à un tel risque, le code civil a prévu
des conventions dont la durée ne peut cependant pas excéder 5
ans.
